Auto-entrepreneur, les démarches à ne pas négliger - Simplify'Doc
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Écrit par Aurélie07 janvier 2026

Auto-entrepreneur, les démarches à ne pas négliger

Auto-entrepreneurs et TPE
Auto-entrepreneur, les démarches à ne pas négliger

Quand on se lance en auto-entreprise, on est à fond sur notre projet. On pense clients, chiffre d’affaires, stratégie marketing. Normal.

Mais ce qu’on oublie souvent (et je vois ça tout le temps), c’est que devenir auto-entrepreneur, c’est aussi devenir son propre service administratif. Et ça, personne ne vous l’explique vraiment au moment de vous inscrire.

Le problème ? Certaines démarches administratives ne pardonnent pas. Un oubli, un retard, et c’est la facture salée de l’URSSAF ou des impôts qui tombe.

Alors voilà les démarches essentielles que trop d’auto-entrepreneurs négligent (et comment ne pas tomber dans le piège).

1. Déclarer votre chiffre d’affaires (même à 0€)

C’est LA base. Mais c’est aussi l’erreur n°1.

Vous devez déclarer votre CA tous les mois ou tous les trimestres (selon l’option que vous avez choisie), même si vous n’avez rien facturé.

Pourquoi c’est important ?
Si vous oubliez de déclarer, l’URSSAF considère que vous êtes en défaut. Résultat : pénalités de retard, majoration de 50€ par déclaration manquante, et dans les cas extrêmes, radiation de votre statut.

Comment ne pas oublier ?

  • Mettez une alarme récurrente dans votre téléphone (ex : tous les 28 du mois)
  • Ou activez les notifications par email de l’URSSAF
  • Ou déléguez à un·e comptable ou à un service comme SimplifyDoc

🚨 À savoir : Même si vous avez un CA à 0€, vous devez déclarer “0”. Ce n’est pas optionnel.

2. Tenir un livre de recettes (et oui, c’est obligatoire)

Beaucoup d’auto-entrepreneurs l’ignorent : vous devez tenir un livre de recettes, c’est-à-dire un registre chronologique de toutes vos entrées d’argent.

Ça peut être un simple tableau Excel, un cahier, ou un logiciel de facturation comme Freebe, Indy ou Pennylane.

Ce qu’il doit contenir :

  • Date de l’encaissement
  • Montant TTC
  • Mode de paiement (virement, chèque, espèces)
  • Nom du client
  • Numéro de facture

Pourquoi c’est essentiel ?
En cas de contrôle fiscal (oui, ça arrive), l’absence de livre de recettes peut vous coûter une amende de 1 500€. Et si vous êtes récidiviste, ça monte à 5 000€.

3. Facturer correctement (et conserver vos factures)

Une facture, ce n’est pas juste un bout de papier avec un montant dessus. Il y a des mentions obligatoires à respecter, sinon elle n’a aucune valeur légale.

Les mentions obligatoires :

  • Numéro de facture unique et séquentiel (pas de trou dans la numérotation)
  • Date de création et date de la prestation/vente
  • Vos coordonnées complètes (nom, adresse, SIRET)
  • Coordonnées du client (si c’est un professionnel)
  • Détail de la prestation ou du produit
  • Prix HT, TVA (si applicable), et prix TTC
  • Conditions de paiement et date d’échéance
  • Mention “TVA non applicable, art. 293 B du CGI” si vous êtes en franchise de TVA

Conservation :
Vous devez garder vos factures (émises ET reçues) pendant 10 ans. Oui, 10 ans. Pas 2 ans. 10.

Conseil : Utilisez un logiciel de facturation qui génère automatiquement des factures conformes. Ou faites-vous aider par un·e pro pour créer un modèle que vous n’aurez plus qu’à dupliquer.

4. Payer vos cotisations sociales (et anticiper la CFE)

En tant qu’auto-entrepreneur, vous payez vos cotisations sociales chaque mois ou trimestre en fonction de votre CA déclaré.

Mais attention : La première année, vous êtes exonéré·e de CFE (Cotisation Foncière des Entreprises). Mais à partir de la deuxième année, elle tombe. Et elle peut surprendre, surtout si vous ne l’avez pas anticipée.

Le montant varie selon votre commune (de 200€ à plus de 1 000€). Renseignez-vous auprès de votre Centre des Impôts pour savoir à quoi vous attendre.

Astuce : Mettez de côté 25 à 30% de votre CA chaque mois pour couvrir vos charges (cotisations + CFE + impôts). Comme ça, pas de mauvaise surprise.

5. Déclarer vos revenus aux impôts (même si vous avez déjà payé)

Vous payez déjà vos cotisations tous les mois/trimestres via l’URSSAF. Mais ça ne vous dispense PAS de faire votre déclaration annuelle d’impôts sur le revenu.

Vous devez indiquer votre CA annuel dans la case correspondante (selon votre activité : BIC ou BNC). L’administration fiscale calculera ensuite votre impôt sur le revenu.

Option du versement libératoire :
Si vous gagnez moins de 27 478€ par an (seuil 2025), opter pour le versement libératoire. Ça signifie que vous payez votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations sociales (1% à 2,2% de votre CA selon votre activité).

Ça simplifie la gestion, mais ce n’est pas toujours avantageux fiscalement. Faites le calcul ou demandez conseil.

6. Respecter les plafonds de CA (sinon bye-bye l’auto-entreprise)

L’auto-entreprise, c’est simple… mais c’est limité. Vous ne pouvez pas dépasser certains plafonds de chiffre d’affaires :

  • 188 700€ pour les activités de vente de marchandises
  • 77 700€ pour les prestations de services et professions libérales

Si vous dépassez ces seuils 2 années de suite, vous basculez automatiquement en entreprise individuelle classique (avec TVA, comptabilité complète, etc.).

Ça peut être une bonne chose si votre activité décolle. Mais si vous n’êtes pas préparé·e, ça peut vite devenir un casse-tête.

7. Assurer son activité (responsabilité civile professionnelle)

Selon votre métier, l’assurance RC Pro est obligatoire (bâtiment, santé, professions réglementées).

Mais même si elle n’est pas obligatoire pour votre activité, elle est fortement recommandée. Un client mécontent, un litige, une erreur qui coûte cher… Ça arrive plus vite qu’on ne le croit.

Une RC Pro pour un·e auto-entrepreneur coûte entre 100€ et 500€ par an selon l’activité. C’est un petit investissement pour éviter de gros problèmes.

8. Relancer vos impayés (oui, c’est votre job)

Un client qui ne paie pas, ça fait mal au moral ET au compte en banque. Et malheureusement, en tant qu’auto-entrepreneur, c’est à vous de gérer les relances.

Processus classique :

  1. Relance à l’amiable par email (J+10 après l’échéance)
  2. Relance par courrier simple (J+20)
  3. Mise en demeure par lettre recommandée (J+30)
  4. Passage à un recouvrement de créances ou au tribunal si nécessaire

Le problème ? Ça prend du temps, c’est stressant, et ça vous détourne de votre cœur de métier.

Solution : Vous pouvez déléguer cette partie à des pros du recouvrement ou à un service comme SimplifyDoc, qui s’occupe de rédiger et envoyer les relances/courriers recommandés à votre place.

9. Gérer les litiges administratifs (CAF, URSSAF, impôts…)

Parfois, vous recevez un courrier de l’URSSAF qui ne correspond pas à votre situation. Ou une relance des impôts alors que vous avez déjà payé. Ou un refus d’aide de la CAF pour une raison obscure.

Ne laissez jamais traîner un litige administratif.

Répondez toujours dans les délais indiqués (généralement 1 à 2 mois). Préparez vos justificatifs. Rédigez un courrier clair et argumenté.

💡 Besoin d’aide pour rédiger un courrier efficace ? Évitez les erreurs classiques : 5 erreurs à éviter dans vos courriers administratifs.

Si vous ne savez pas comment vous y prendre, faites-vous aider. Un mauvais courrier ou un retard peut transformer un petit problème en gros dossier.

10. Anticiper la fin d’activité (résiliation, radiation)

Vous voulez arrêter votre auto-entreprise ? Vous ne pouvez pas juste “ne plus déclarer”. Il faut officiellement cesser votre activité en ligne sur le site de l’URSSAF.

Si vous ne le faites pas, vous restez inscrit·e et vous risquez des relances pour déclarations non faites.

Bonus : Pensez aussi à résilier vos abonnements pros (logiciel de facturation, RC Pro, etc.) pour ne pas payer inutilement.


SimplifyDoc : votre allié administratif quand vous êtes débordé·e

On sait ce que c’est de jongler entre les clients, la compta, les relances, et les démarches administratives.

C’est pour ça qu’on a créé SimplifyDoc : pour vous décharger de toute la paperasse qui vous prend la tête.

Relances d’impayés : On rédige et envoie les courriers à votre place
Contestations administratives : URSSAF, impôts, CAF… On gère vos litiges
Résiliations de contrats : Assurance, abonnements, téléphone… On s’occupe de tout

Avec nos offres Simplify’Business Essentiel (49€/mois) ou Simplify’Business Pro (179€/mois), vous avez un vrai soutien administratif sans embaucher un·e assistant·e à temps plein.

Découvrez nos offres pour auto-entrepreneurs


En résumé : le checklist de l’auto-entrepreneur organisé

  • ✅ Déclarer mon CA tous les mois/trimestres (même à 0€)
  • ✅ Tenir mon livre de recettes à jour
  • ✅ Facturer correctement avec toutes les mentions obligatoires
  • ✅ Mettre de côté 25-30% de mon CA pour les charges
  • ✅ Faire ma déclaration annuelle d’impôts
  • ✅ Surveiller mes plafonds de CA
  • ✅ Avoir une RC Pro adaptée à mon activité
  • ✅ Relancer mes impayés rapidement
  • ✅ Répondre aux courriers administratifs dans les délais
  • ✅ Officialiser ma cessation d’activité si j’arrête

L’administration, c’est chiant. Mais c’est gérable. Et surtout, c’est délégable.

On est là pour vous aider. Parlons-en.